Les arbres comme infrastructure

Un excellent article de l’équipe des Dark Matter Laboratories, présentant beaucoup d’informations et bien reliées entre elles, qui plaident pour un point de vue différent et une attention plus sérieuse aux arbres dans les villes. Il couvre une partie de l’histoire de la façon dont les arbres ont été perçus dans les villes, les problèmes qu’ils créent, ce que nous pouvons faire différemment, une approche plus holistique de la couverture des arbres et les nombreux avantages que les arbres matures et florissants peuvent apporter aux citoyens, la résilience et une réponse plus solide aux perturbations du changement climatique. De plus, de nombreuses et belles illustrations aident à comprendre les enjeux.

Ils (les arbres)peuvent régénérer la qualité des sols, réduire les effets d’îlots de chaleur, offrir de la nourriture et de l’ombre, soutenir la biodiversité urbaine ou atténuer la consommation d’énergie. Nos pratiques municipales en matière de foresterie urbaine devraient s’efforcer d’aligner l’espèce humaine sur ces processus pour qu’elle puisse vivre par et à travers les arbres. […]

Les bénéfices écologiques des arbres commencent à se manifester après 50 ans d’existence ; nous sommes en train de construire une forêt urbaine déficiente. Changer notre point de vue pour percevoir les arbres publics comme des actifs plutôt que des passifs est un aspect important du maintien et de l’amélioration des avantages que les arbres procurent dans un cadre urbain. […]

Comme le souligne Kate Raworth, nous devons reconnaître que « pour la première fois, nous pouvons décrire et mesurer la générosité de la nature et les systèmes de vie dans les mesures propres à la nature […] nous pouvons mesurer l’appauvrissement des écosystèmes, nous pouvons mesurer la qualité du sol, […] la santé des humains, notre nutrition, notre niveau d’éducation, nos niveaux de bonheur déclarés. Nous pouvons en fait mesurer le bien-être des gens et de la planète en termes naturels et sociaux, sur les termes de la vie elle-même ». […]

Et si nous commencions à nous concentrer sur les infrastructures naturelles en tant que partie du capital civique pouvant servir simultanément à l’évacuation des eaux usées, à la gestion des inondations, aux soins de santé et à la gestion des déchets ?

D’ici 2030, Prague s’est engagée à planter 1 million d’arbres, Milan vise 3 millions d’arbres et Sydney a l’intention d’ajouter 5 millions d’arbres à la forêt urbaine existante de la ville. Mais les autorités responsables de ces efforts d’écologisation ne parviennent pas à élaborer des stratégies crédibles et pratiques de mise en œuvre et d’entretien. En Angleterre, la plantation d’arbres est inférieure de 71 % à l’objectif fixé par le gouvernement, les villes américaines perdent 36 millions d’arbres par an en raison de catastrophes naturelles et de maladies, et Sheffield, la ville la plus verte d’Europe, a perdu 5 000 arbres, abattus par une entreprise privée d’entretien des arbres en dépit de protestations locales furieuses. De tels échecs manifestes attirent notre attention sur une série de questions plus profondes liées aux allocations budgétaires, aux procédures comptables et aux perceptions sociopolitiques concernant les arbres dans les villes. Ce sont ces obstacles profondément enracinés que nous devons surmonter afin de débloquer l’investissement collectif massif dont nous avons besoin dans les arbres en tant qu’infrastructures vitales pour un avenir résilient et prospère.

Via DarkmatterLabs

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