1 grande chose : ignorer les marchés

Illustration d’un taureau se tenant dans l’ombre d’un virus géant :

Nous ne sommes pas dans une crise financière, ce qui signifie que nous n’avons pas besoin de tout l’arsenal d’armes qu’une crise financière requiert.

  • L’humanité a besoin de combattre un virus, pas une crise du crédit. Notre succès ou notre échec sur le front épidémiologique déterminera en fin de compte la trajectoire à moyen terme des économies américaine et mondiale.
  • Les marchés ne font pas partie du problème. Dans la mesure où ils réagissent au coronavirus, ils ne font que refléter les craintes et les attentes des investisseurs concernant les dommages économiques que le virus va causer. Le fait que les marchés boursiers soient fermés ne fait rien pour résoudre le problème sous-jacent beaucoup plus important.

La vue d’ensemble : Alors que les actions s’envolent et que les rendements des obligations du Trésor atteignent des niveaux historiquement bas, il est facile pour les décideurs politiques de se retrouver en train de combattre la dernière guerre, de réagir à l’urgence actuelle de la même manière qu’ils l’ont fait pour la crise financière.

  • Ces réactions seront utiles, à la marge. Si l’activité économique ralentit à cause du coronavirus, la baisse des taux d’intérêt permettra aux particuliers et aux entreprises d’emprunter plus facilement pour couvrir leurs pertes à court terme.
  • De même, les mesures de relance budgétaire entraîneront toujours une certaine activité économique supplémentaire et contribueront donc à contrer un ralentissement lié au virus. Mais comme l’a déclaré Jason Furman, ancien conseiller économique de la Maison Blanche, à Josh Barro du New York Magazine, « Ce n’est certainement pas TARP. Je pense que c’est une bonne chose à avoir« .

Pourquoi c’est important : Le capital politique est limité, et la lutte directe contre le virus doit être la priorité de tout gouvernement. Si et quand le virus pourra être maîtrisé, alors il y a de fortes chances d’une reprise en forme de V dans laquelle les marchés s’occuperont d’eux-mêmes.

  • La Chine en est un bon exemple. La réponse macroéconomique viendra, mais le gouvernement devait d’abord arriver au point où le taux de nouvelles infections diminuait plutôt qu’il n’augmentait.
  • La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a défini les priorités de tout gouvernement luttant contre le coronavirus. La première est de « protéger le bien-être des gens, de prendre soin des malades et de ralentir la propagation du virus ». La deuxième est la politique fiscale, qui vise les secteurs et les ménages les plus touchés.

La politique monétaire vient en dernier lieu, mais c’est jusqu’à présent le seul domaine dans lequel les États-Unis ont pris des mesures décisives, avec la réduction du taux d’urgence de la Fed cette semaine.

Le résultat final : La crise financière a été causée en grande partie par des marchés cassés, et la réparation de ces marchés cassés a constitué une grande partie de la réponse politique nécessaire. Ni l’un ni l’autre de ces éléments n’est vrai cette fois-ci.

Via Axios

 

 

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