Le marché baissier dans les tendances macroéconomiques

Trois grandes tendances à long terme viennent d’être violemment inversées : La montée des villes, l’essor des chaînes d’approvisionnement mondiales en flux tendus et l’essor de l’économie de partage.

Dans les trois cas, les conditions vont presque certainement se détériorer considérablement avant de s’améliorer.

  • Les villes sont victimes du virus, mais elles sont aussi un vecteur essentiel de sa propagation. De par leur nature, elles impliquent des centaines de milliers d’humains vivant et travaillant à proximité les uns des autres et s’appuyant sur une myriade de services partagés. Sans les villes, le coronavirus aurait beaucoup plus de mal à se propager.
  • L’économie du partage repose sur un principe simple et puissant : les objets, des scooters aux voitures en passant par les maisons, peuvent être utilisés de la manière la plus efficace s’ils sont partagés entre plusieurs personnes. Mais le partage, aujourd’hui, est exactement ce que le monde essaie de minimiser.
  • Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont également touchées par le virus. Elles sont souvent basées sur le mouvement hyper efficace de pièces et de composants entre des dizaines de pays différents, dans une danse complexe où une seule pièce manquante peut signifier aucun produit final.

Allez plus loin : Dion Rabouin, Joann Muller, Bob Herman et Courtenay Brown ont écrit un excellent article sur les chocs d’approvisionnement ce matin.

Le résultat final : Ces trois tendances maximisent l’efficacité d’un système économique. L’inconvénient devient clair : la fragilité et l’efficacité sont les deux faces d’une même pièce. Plus un système est efficace, plus il peut se briser facilement.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.