Documents sur le ralentissement

Selon Medium, il y a plus de 3h40 minutes de lecture jusqu’à présent dans les nouveaux Slowdown Papers de Dan Hill. Je n’ai donc pas encore tout lu, et le lien ici et les citations ci-dessous constituent son billet d’introduction. Je pense que je vais encore créer des liens vers d’autres articles mais, au moins, cette introduction et sa position dans la rédaction de la collection valent la peine d’être lues et prises en considération : « Observer, écouter et écrire, comme une façon de se souvenir de la pandémie de coronavirus COVID-19, en plein milieu du ralentissement ».

Ainsi, bien que mon « travail de jour » soit plein de tentatives d’intervention, comme le vôtre si vous en avez une, je pense que la meilleure chose que je puisse faire ici est d’écouter, d’observer, de discuter, d’essayer d’apprendre, de comprendre, de formuler des questions et de trouver le temps et l’espace pour réfléchir. L’écriture est un bon moyen de forcer ces actes. […]

Mais j’écris aussi pour ne pas oublier, en forçant l’acte faussement simple de mettre un mot devant un autre pour savoir ce qu’il faut chercher dans l’environnement flamboyant qui nous entoure. […]

« Une personne écrit dans une pièce calme, essaie de communiquer avec une autre personne, lit dans une autre pièce calme – ou peut-être pas si calme … Mais en fin de compte, les histoires sont celles d’une personne qui dit à une autre : C’est ce que je ressens. Pouvez-vous comprendre ce que je dis ? Est-ce que vous ressentez la même chose ? – Kazuo Ishiguro, conférence sur le prix Nobel, 7 décembre 2017

Plus → En français, par le toujours très pertinent Clément Laberge, un processus similaire pour réfléchir le Québec d’après:

« Certains semblent persuadés (…) que dès la fin de la pandémie va venir le temps d’une communauté humaine tout entière réveillée et ressoudée par l’épreuve, et qui, littéralement transfigurée, ne vivra plus dès lors que d’écologie, d’entraide et de paix. (…)

Soit. Je partage cet optimisme. Mais je voudrais ici rappeler que l’optimisme est une responsabilité — le mot est du philosophe Alain. L’épidémie à elle seule ne pourra rien pour nous. L’épreuve à elle seule ne sera pas salvatrice. Bien au contraire, elle risque fort de nous précipiter demain dans une situation bien pire. Ce que nous observons de positif durant ce temps suspendu du confinement s’évanouira aussitôt que les “affaires” auront repris, que chacun sera à nouveau accaparé par sa vie d’avant (…)

Retrouver l’espérance c’est bien, tout faire pour qu’elle se concrétise, c’est mieux. »

  • 1 : Écrire à la mémoire
    Observer, écouter et écrire, pour se souvenir de la pandémie de coronavirus COVID-19, en plein ralentissement.
  • 2 : Le pied de biche impitoyable des événements
    Comment nous souviendrons-nous du coronavirus ? Pendant que nous « aplatissons la courbe », comment pouvons-nous penser aux courbes au-delà ?
  • 3 : Se souvenir des feux de brousse pour se souvenir du virus
    Les feux de brousse et les inondations en Australie sont les signes avant-coureurs du coronavirus, et le monde porte des masques et des œillères.
  • 4 : Nous fabriquons le virus et le virus nous fait
    La dynamique inversée du coronavirus et du climat, et la façon dont la destruction de la biodiversité qui a créé la crise climatique a probablement aussi créé le virus.
  • 5 : Les courbes au-delà de la courbe
    Aplatir la courbe sur la couronne, comprimer la courbe sur le climat.
  • 6 : Une langue en crise
    Comment les mots, phrases et concepts clés sont déformés par le coronavirus, ce qui façonne notre façon de penser à ce qui suit.
  • 7 : Cultures de la prise de décision, en Suède et au-delà
    L’approche suédoise de la « voie du milieu » face au coronavirus, la démocratie en tant que système politique pour les personnes qui ne sont pas sûres d’avoir raison, et le rôle de la confiance, de l’expertise et de la citoyenneté, par rapport aux autres pays nordiques, à Taïwan et à la Chine.
  • 8 : Un A/B test sur notre mode de vie
    L’histoire en morceaux, comment les événements changent le monde, le monde A contre le monde B, et six questions pour susciter des réflexions sur ce que pourrait signifier le coronavirus.
  • 9 : La restauration
    Le coronavirus crée immédiatement un environnement restauré et régénérateur, et le ralentissement commence à créer de nouvelles habitudes.
  • 10 : Un autre monde vert
    Villes lentes, vols honteux, couches rapides et lentes, cartes d’utilisation de l’énergie le week-end permanent, acceptation des infrastructures essentielles et des services de base universels, le coronavirus nous force-t-il à esquisser de nouvelles formes de gouvernance ?
  • 11 : Urbanisme post-traumatique et indigénisme radical
    Comment les villes post-coronavirus peuvent bénéficier des modèles distribués de l’urbanisme post-traumatique rencontrant l’indigénisme radical, le Wakanda rencontrant Aalto, et les technologies basées sur la nature « Lo-TEK » rencontrant les infrastructures contemporaines.
  • 12 : Entre les racines et les étoiles
    Un autre monde vert se trouve juste en dessous du nôtre ; ce que notre réaction au coronavirus peut apprendre du ciel nocturne après Katrina, une machine à anguilles de 6000 ans dans le Victoria, et un épicéa en Suède.

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