Crise du Covid-19 : où est la vérité ?

Voilà près de 2 mois que nous sommes confinés et je fais partie de ceux qui ont obéis du mieux possible aux mesures de sécurité.

J’ai vu des gens appliquer les mesures avec zèle (masques, gants et plus d’1,50 mètre de distance avec autrui), j’ai vu des gens plus insouciants (ceux qui restaient près des autres, qui toussaient sans se protéger ou qui courraient à touche-touche) et j’ai vu des gens indifférents, appliquant dans les grandes lignes les ordres de rester chez soi mais qui invitaient voisins et amis à passer prendre l’apéro. J’ai entendu des gens critiquer la gestion du gouvernement, des gens applaudir et remercier le personnel soignants et les employés contraints de travailler (certains animés d’une sincère reconnaissance et d’autres avec une hypocrisie à peine dissimulée). J’ai vu des gens douter de tout comme des gens convaincus par tout ce qu’on nous dit. Enfin, j’ai vu des gens qui ont réussi à être créatifs chez eux, qui ont réussi à improviser des systèmes solidaires pour aider les autres. Personnellement, je fais partie des gens hébétés par cette situation.
Je ne parviens pas à croire quoique ce soit, j’ai tendance à ne croire et parler que de ce que je vois ou ce que j’expérimente. Je n’ai partagé aucune théorie du complot mais je ne les dénoncerai pas pour autant.

Pourquoi certains d’entre nous semblent être à l’arrêt, comme moi, sans savoir quoi faire, à part obéir aux règles ?

La première des choses concernant l’obéissance aux règles : elle nous vient de l’enfance, de l’éducation et de ce qu’on nous dit être « bien » ou « mal ». C’est l’apprentissage de base pour la vie en commun : quelque chose de supérieur édicte des règles qui doivent permettre le bien-vivre ensemble.

La deuxième chose : dans cette situation, le respect des règles relève de la responsabilité civique. En effet, nous ne devons pas mettre les autres en danger, ni nous mettre en danger, en abusant des règles et en tirant sur leurs limites. C’était, à mon sens, rester chez soi, et ne pas partir dans sa maison de vacances ou dans un coin plus agréable que son domicile, en particulier en tant que Parisiens. Certes, les espaces sont très petits mais nous avons été dès le départ une zone « rouge » avec de nombreux cas de virus : partir, c’était prendre le risque d’emmener le virus avec soi dans des régions qui ne comptaient que très peu de cas.

Par contre, la mise en place d’un régime d’exception, la crise du coronavirus et la loi sur l’urgence sanitaire font ressurgir le débat sur la proportionnalité des atteintes aux libertés individuelles au nom de l’ordre public. Notion à laquelle j’avais porté assez peu d’intérêt jusqu’à présent, considérant que tout cela était légitime et nécessaire, en particulier pour un pays aussi indiscipliné que le nôtre. « La salubrité publique fonde la restriction des libertés publiques » dit Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas.

Il est expliqué, assez peu clairement on doit en convenir, un régime qui à défaut de « confier les pleins pouvoirs » au gouvernement, énumère les catégories de mesures qui peuvent être prises comme la limitation à liberté d’aller et venir, à la liberté de réunion et à la liberté d’entreprendre » reste temporaire. Interrogé par publicsenat.fr, le constitutionnaliste, Dominique Rousseau note que cette loi instaurant un état d’urgence sanitaire posait la question du contrôle du Parlement, en son sens, ce contrôle est moindre que dans le cadre de la loi de 1955 qui instaure l’état d’urgence de type sécuritaire et même moindre que dans le cadre de l’article 16 de la Constitution qui donne les pleins pouvoirs au chef de l’État. C’est pour cette raison que le groupe socialiste du Sénat par la voix de son président Patrick Kanner a demandé solennellement au Président de la République de saisir le Conseil constitutionnel, afin de s’assurer que le projet de loi d’urgence est bien conforme à la Constitution.

Pour rappel :

Le Parlement : c’est la principale institution du pouvoir législatif (séparation des pouvoirs dans un régime démocratique) en France. Selon la Constitution du 4 octobre 1958, elle peut en partie contrôler l’activité gouvernementale. Le Parlement est bicaméral, c’est-à-dire composé de deux chambres :

Les deux chambres siègent dans des lieux différents : le palais du Luxembourg pour le Sénat et le palais Bourbon pour l’Assemblée nationale. Elles peuvent néanmoins se réunir ensemble en Congrès ou en Haute Cour : le Parlement siège alors dans la salle du Congrès au château de Versailles.

Avant 1962, le Parlement était le détenteur unique de la souveraineté populaire. Depuis cette date, le pouvoir est partagé entre le Parlement et le chef de l’État, choisi lors de l’élection présidentielle au suffrage universel direct.

Puissant sous les IIIe et IVe Républiques, le Parlement a vu son pouvoir diminuer sous la Ve République. Les évolutions plus récentes des institutions françaises tendent à lui redonner quelques nouvelles prérogatives (cf. réforme de 1995 et du 23 juillet 2008). Cependant, la montée en puissance des pouvoirs des institutions européennes tend à limiter son influence, environ 70 % de son activité étant consacrés à la mise en œuvre du droit communautaire.

La Constitution : celle du 4 octobre 1958 toujours en vigueur

Elle instaure un système politique à géométrie variable selon que l’on soit en période de concordance des majorités présidentielle et législative ou, au contraire, de cohabitation. En période de concordance, l’Assemblée nationale, le Premier ministre et son gouvernement ainsi que le président de la République sont du même bord politique : le président de la République exerce alors une autorité importante qui limite l’exercice des attributions constitutionnelles du Premier ministre. À l’inverse, en période de cohabitation, la lettre de la Constitution est mieux respectée : le président de la République François Mitterrand, soumis par deux fois à ce cas de figure, disait que « la cohabitation c’est la Constitution, rien que la Constitution mais toute la Constitution ».

Son préambule renvoie à deux textes fondamentaux : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ; la Charte de l’environnement de 2004 leur a été adjointe par la suite. Ces textes, ainsi que les principes jurisprudentiels qu’ils ont permis de dégager, notamment les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République issus du Préambule de 1946, forment, avec la Constitution stricto sensu, le « bloc de constitutionnalité » depuis que le Conseil constitutionnel a accordé valeur constitutionnelle au préambule de la Constitution en 1971.

Le Conseil constitutionnel vérifie la conformité des lois à la Constitution lorsqu’il est saisi. Il peut le faire a priori, avant la promulgation des lois, en étant saisi par des parlementaires par exemple, ou a posteriori par voie d’exception via la question prioritaire de constitutionnalité, introduite par la réforme constitutionnelle de 2008. Cette dernière procédure peut être enclenchée par tout citoyen lorsqu’il estime que des droits et libertés garantis par la Constitution sont en jeu. Le Conseil d’État vérifie quant à lui la conformité à la Constitution des actes réglementaires du Gouvernement (décrets, ordonnances prises sur habilitation du Parlement, arrêtés ministériels).

Le site Mediapart souligne à ce sujet :

Débats parlementaires escamotés, mesures d’exception sans précédent, puis limitation du contrôle de constitutionnalité de ces mesures : l’état d’urgence sanitaire restreint non seulement les libertés, mais il limite également la possibilité de discuter leur bien-fondé juridique. Une loi organique publiée le mardi 31 mars au Journal officiel suspend en effet les délais de traitement des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) jusqu’au 30 juin, « afin de faire face aux conséquences de l’épidémie ». Concrètement, toute QPC questionnant la conformité d’une mesure de l’état d’urgence sanitaire risque d’être renvoyée aux calendes grecques.

Selon la Constitution (et l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel), le Conseil d’État et la Cour de cassation disposent d’un délai de trois mois pour se prononcer sur une QPC et la transmettre ou non au Conseil constitutionnel. Une fois saisi, le Conseil constitutionnel dispose de trois mois pour statuer sur la QPC qui lui a été soumise. C’est cette règle que les « sages » de la rue de Montpensier ont accepté de transgresser le 26 mars, en donnant sa bénédiction à une loi organique violant la Constitution qu’ils sont chargés de défendre et de faire respecter. « Tout vrille », s’indigne aussitôt le professeur de droit Dominique Rousseau sur Twitter. Il n’est pas le seul à exprimer sa forte préoccupation.

Sollicité par Mediapart, le Syndicat de la magistrature (SM) est bouillant. « Nous sommes scandalisés », déclare Sarah Massoud, secrétaire nationale du SM. « Au-delà des questions sur la régularité de certaines dispositions de cet état d’urgence sanitaire, le fait qu’il n’y ait pas eu de contrôle a priori des textes, et qu’il n’y aura pas de contrôle a posteriori est extrêmement dangereux dans un État de droit. On est abasourdis. »

L’État de droit est bel et bien malmené par plusieurs dispositions de l’état d’urgence sanitaire, s’inquiètent les défenseurs des libertés. Pour valider la loi organique du 22 mars 2020 qui l’a instauré, « le Conseil constitutionnel a écarté une règle constitutionnelle impérative de procédure parlementaire. Jusqu’où est-il possible d’invoquer les circonstances exceptionnelles nées de la pandémie de coronavirus sans ruiner les fondements de l’État de droit ? », demande le professeur de droit Paul Cassia dans son blog sur Mediapart.

De nombreuses entorses au droit sont dénoncées par les avocats, notamment la prolongation automatique de la détention provisoire. Une ordonnance du ministère de la justice prolonge les délais maximums de détention provisoire de trois à six mois selon la gravité des infractions, au mépris des libertés fondamentales, alertent des avocats.

L’état d’urgence sanitaire analysé par le Syndicat de la magistrature (consultez le pdf ici) :

Donc ce qui m’effraie maintenant que j’ai pris la peine de creuser un peu plus le sujet de la démocratie, celle que je résumais simplement au droit de me déplacer comme bon me semble, d’être libre de m’exprimer et de faire entendre mon vote, c’est que je subis sans savoir.
J’étais déjà très déçue par la communication générale du gouvernement : les mensonges à peine dissimulés, les harangues dramatiques. Le dialogue n’est pas là : je n’ai pas eu l’impression de m’exprimer sur quoique ce soit, j’ai juste obéi sans poser de questions. Je n’ai pas eu l’impression, non plus, qu’on m’a dit la vérité : j’ai vu comme tout le monde un flot incessant d’informations qui se contredisaient.
Les médias ont joué leur rôle à merveille : jouer avec nos émotions et nos peurs. Je reprends le 12ème dialogue de Maurice Joly,  Dialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu :

Comment manipuler la presse en se donnant un air libéral :

« — Machiavel : Dans les pays parlementaires, c’est presque toujours par la presse que périssent les gouvernements, eh bien, j’entrevois la possibilité de neutraliser la presse par la presse elle-même. »

Cette manipulation commence par un contrôle des publications, puis par une organisation des journaux afin de donner l’impression de liberté de la presse. Le bruit causé par le flot d’informations permet alors de dissimuler le fait que l’essentiel n’est jamais mis en cause, et que seules des anecdotes insignifiantes font la une :

« […] Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. […] on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas. […] remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. »

L’étape suivante est de se mettre en scène. Et le premier point consiste à étourdir l’opinion publique, par des annonces faites à l’improviste, sans hésiter à dire une chose et son contraire ; cela permet de discréditer ses adversaires et de diriger les émotions des masses :

« […] À l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J‘excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »

Par conséquent, je ne regarde presque plus les informations qui me servent une soupe qui m’empêche de réfléchir : nous y voyons des scandales éclatés à des moments qu’on croirait choisis (tiens sujet Ouverture des écoles : maladie de Kawasaki), des chanteurs de salle-de-bain, un prix du pétrole qui devient négatif, des millions d’Indiens qui se déplacent à pied, et la promesse d’un vaccin, démentie rapidement par des hordes d’organismes expliquant qu’il est impossible d’en avoir un avant des années.

« Machiavel : (…) On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts. »

Et puis il y a le Dr. Raoult, bien isolé, bien central, bien visible dont les propos permettent d’animer les conversations populaires et de diviser les gens. Il faut un bouc émissaire, ou un complice de supercherie… Qui croire ?!

La presse en France…?

J’ajouterai simplement ceci, extrait du texte à charge de Michel Onfray à propos du documentaire de BFMTV au sujet du Dr. Raoult :

Alors, malgré toute la difficulté que j’ai à prendre du recul, je ne peux m’empêcher d’ironiser sur une chose lorsqu’il me prend d’appliquer une pensée socratique ou cartésienne :

– Je n’ai pas de personnes touchées par le virus dans mon entourage

– Je n’ai pas de médecins ou de personnels soignants en première ligne du Covid

– Les seules personnes proches qui se sont rendues à l’hôpital pour autre chose que le coronavirus n’ont pas vu cette partie de l’hôpital

– Lorsque j’ai interrogé plusieurs pharmaciens et pharmaciennes, ils n’étaient pas d’accord entre eux (je demandais bêtement pourquoi les enfants n’étaient pas touchés, s’il existait des gens qui n’attrapaient pas le virus). La réponse à cela : nous en savons trop peu sur ce nouveau virus.

– Je ne connaissais pas le mot coronavirus il y a 2 mois, et quand je regarde la date de création de l’article Wikipédia, il date de 2006. Je veux bien admettre que je ne m’étais pas intéressée au sujet, mais il ne me semble pas qu’il ait été beaucoup employé dans les médias auparavant, y compris pour le SRAS ou Ebola, qu’on connaît mieux sous ces noms-ci.

Donc, je ne sais rien de ce virus À PART CE QU’ON M’EN A DIT à la télévision et sur Internet (je n’ai pas acheté de journal papier). Attention, je ne nie pas l’existence de la maladie ou des décès : je n’ai simplement pas de perspectives pour juger ! (il y a bon nombre de maladies, dont le cancer par exemple, qui ne me touchent pas de près et qui causent également beaucoup trop de décès)

Je sais que j’affirme beaucoup de choses que j’ai apprises ou qu’on m’a dites dans ma vie de tous les jours, mais parce qu’elles sont passées : pas en train de se passer. Je suis donc très mal à l’aise d’affirmer quoique ce soit car je vis l’événement sans en être témoin. Comme si j’étais dans une pièce à côté depuis laquelle j’entends des choses, mais je ne vois rien à part des écrans qui clignotent avec des chiffres en rouges, des alertes, des contradictions.

Ce que je vois et ce que je mesure ce sonr les conséquences du blocage :

– Je respire un air agréable et bien plus sain qu’il y a 2 mois (qui d’ailleurs commençait à me faire suffoquer)

– Je suis moins stressée par le bruit : le niveau sonore à Paris est sans comparaison avec ce que j’ai connu

– Je vois beaucoup moins de voitures et plus de vélos

– Je vois des gens qui cuisinent et retournent aux sources d’une vie « normale » (sans achat compulsifs, courses aux photos Instagram dans les lieux branchés, les événements et les destinations à faire absolument)

– Je vois des gens se poser pour lire, téléphoner à leurs proches, apprendre une nouvelle activité

Je vois une amélioration réelle de la qualité de vie.

Alors au risque de laisser mon imagination partir au-delà du système solaire pour essayer de comprendre ce qu’il se passe, j’essaie de construire les scenarii les plus plausibles pour ne pas tomber dans la peur de demain ou les regrets que nos vies ne seront jamais plus heureuses et légères.

Honnêtement, quand j’ironise sur cet épisode de covid, je me dis vraiment que si je devais raconter cette histoire à quelqu’un, il me dirait que c’est vraiment un très mauvais film avec un storytelling qui ne tient pas la route. Je n’ai pas envie de dramatiser cette situation, car au plus profond de moi, je pense qu’elle est le résultat de la situation catastrophique dans laquelle nous étions en train de bien nous enfoncer.

Ma théorie serait donc :

Les grands dirigeants de ce monde se sont réunis pour répondre à une situation d’urgence : la planète va mal, l’environnement se dégrade à un point que si nous n’arrêtons pas rapidement nos activités telles qu’elles sont, nous risquons nos vies et celles de nos enfants. Les experts et les scientifiques sont tous d’accord sur la gravité des dégâts que nous avons causé sur la planète : il faut dès maintenant agir et couper au maximum les activités. Personne ne peut s’échapper de la Terre : personne. Il faut rapidement remédier à la situation et faire tourner le monde différemment.
Les dirigeants doivent tomber d’accord sur une décision mondiale et immédiate.
Comment faire cesser les activités du jour au lendemain et ne garder que celles essentielles ? En forçant les gens à rester chez eux. Pour quels motifs pourrait-on les obliger et donc restreindre les libertés publiques et individuelles ?
Expliquer aux gens que c’est pour l’environnement ? Ce serait perçu comme le fait de payer des impôts : dépenser de l’argent auprès de l’Etat pour un effet que nous ne voyons pas immédiatement et matériellement. L’état catastrophique de l’environnement n’est pas assez perceptibles au quotidien pour les gens.

Alors quelle autre menace permettrait de justifier des mesures exceptionnelles et surtout, de la discipline ?

La santé !

Bill Gates n’a rien inventé, il a seulement donné un bon indice.

Parmi les détails de gestion sur lesquels certains pays se sont mis d’accord : quels sont les pays les plus indisciplinés ? Ce seront ceux-là qui seront touchés les plus gravement par la maladie.
Il faudra laisser planer le flou sur les capacités de tests, les fournitures et les équipements de sécurité, de façon à ce que la colère et les débats populaires soient orientés là-dessus, quitte à ce que les gouvernements soient critiqués, moqués, comparés : cela nourrira un bon moment la presse. Et au moins, les gens auront peur et resteront chez eux à défaut de savoir ou d’avoir des solutions.

La perte financière et la catastrophe économique qui s’ensuivront ? Elles seront réglées en partie par les médicaments, les vaccins, et les accessoires nécessaires pour vivre durant les phases de déconfinement. Les prix augmenteront au fil des mois, et nombre d’entreprises seront nationalisées puisque nous privilégierons le Made In et le HomeMade.

Pour lutter contre la dégradation climatique nous poursuivrons les périodes de confinement et de déconfinement, les gens trouveront des idées pour relancer l’économie avec des moyens différents d’avant, dans le cadre de ces contraintes où les déplacements seront moins facilités.

Certes, je ne suis pas économiste, financière, ou diplomate, et ma vision reste très grossière. J’ironise simplement de cette situation, tout comme j’aurais pu dire que ce sont les Chinois qui ont créé le virus pour prendre le pouvoir et faire que le monde dépende d’eux. Je pourrais même penser que c’est la nature elle-même qui a fait que ce virus bloque nos activités car elle n’en peut plus et qu’elle souhaitait « respirer ».

Quoiqu’il en soit, je regrette profondément d’avoir fait partie du monde d’avant en m’abrutissant avec des choses finalement sans intérêt. Aujourd’hui, j’ai envie d’en savoir plus sur la politique, sur l’histoire, sur l’humanité car j’ai l’impression de n’avoir concentrer ma vie d’avant qu’à me divertir, dans la recherche de vanités et surtout à nourrir un système complètement désastreux pour la planète.

Je vis donc mon confinement bizarrement, à la fois contente de ce qu’il me contraint de faire, et inquiète car je suis dans l’ignorance la plus totale.

 

 

 

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