L’impression 3D est-elle l’avenir de la manufacture ? Comment gérer la propriété intellectuelle ?

Les prix des imprimantes baisse et les prototypes sont facilement téléchargeables sur la toile. Même si la perspective de pouvoir imprimer tout ce qu’on veut chez soi semble être promis à un bel avenir, et peut-être assez prochainement si nous sommes contraints de vivre plusieurs années avec des périodes de confinement et de mesures de sécurité concernant les déplacements.

L’un des premiers avantages d’imprimer chez soi ou sur place des pièces mécaniques, des instruments, des vêtements c’est de réduire massivement les importations de l’étranger, espérons-le, stopper le travail infantile dans les pays où la main d’œuvre est moins chère, et moins de retour d’objets lorsque ceux-ci comportent des défauts.
Un autre avantage : la personnalisation.

Un dernier avantage : recréer un objet qui existe déjà. Des pièces Lego, des sneakers, un ustensiles design, un figurine Marvel…. Vous entrevoyez le problème : la propriété intellectuelle, le brevet, comment est-il protégé si nous pouvons dupliquer les objets et les revendre ?

Cette vidéo présente ce point délicat :

La vidéo parle de Pirate Bay qui a ouvert son site de téléchargement aux fichiers de prototypes de « physibles » :

The Pirate Bay est un site web créé en 2003 en Suède, indexant des liens Magnets de fichiers numériques, permettant le partage de fichiers en pair à pair (de manière mutualisée) à l’aide du protocole de communicationBitTorrent. Le site se finance par les dons et la publicité, il a été créé dans l’esprit d’une « culture libre ».

Le site web à rapidement été la cible des ayants droits et des majors, qui le considèrent nuisible pour l’industrie culturelle, ainsi que certains États autoritaires qui le voient comme un moyen de contourner la censure. S’en suivit une répression institutionnelle et des blocages du site dans plusieurs pays et d’un jeu du chat et la souris entre la justice et les forces de l’ordre et le site web The Pirate Bay. Jeu auquel The Pirate Bay s’est toujours sorti d’affaire ; le site web n’a été mis hors ligne seulement que quelques jours en plus de quinze ans de service.

The Pirate Bay, pousse l’idée de l’impression 3D plus loin en ajoutant un type de fichier piraté destiné aux imprimantes 3D. En théorie, vous pourriez télécharger un fichier de conception de n’importe quoi et l’imprimante 3D pourrait le créer. Cela soulève une foule de questions sur la violation des droits d’auteur et sur le fait de savoir si la reproduction du dessin d’un objet serait contraire à la loi. Le site écrit dans un billet de blog :

« Nous pensons que la prochaine étape de la copie sera de passer de la forme numérique à la forme physique. Il s’agira d’objets physiques. Ou comme nous avons décidé de les appeler : physibles. Des objets de données qui sont capables (et réalisables) de devenir physiques. Nous pensons que les imprimantes 3D, les scanners, etc. ne sont que la première étape. Nous pensons que dans un avenir proche, vous imprimerez vos pièces de rechange pour vos véhicules. Vous téléchargerez vos sneakers dans un délai de 20 ans.

Le bénéfice pour la société est énorme. Plus besoin d’expédier d’énormes quantités de produits dans le monde entier. Plus besoin de renvoyer les produits cassés. Plus de travail des enfants. Nous pourrons imprimer de la nourriture pour les gens qui ont faim. Nous pourrons partager non seulement une recette, mais aussi le repas complet. Nous pourrons même copier cette disquette, si nous en avions besoin. »

Concernant les brevets en Europe (Celui de Lego par exemple a expiré en 1978) :

« Le brevet est un titre de propriété industrielle délivré par l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) conférant à son titulaire l’exclusivité des droits d’exploitation de l’invention brevetée pour une durée de 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande. »

« Le brevet est un titre de propriété industrielle délivré par l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) conférant à son titulaire l’exclusivité des droits d’exploitation de l’invention brevetée pour une durée de 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande. »

« Quand quelqu’un perfectionne une invention déjà brevetée par un tiers, elle peut déposer un brevet de perfectionnement, mais ne peut le faire sans l’accord du titulaire du brevet antérieur. Notre site met à votre disposition un modèle de lettre pour demander une licence pour un brevet de perfectionnement. »

Alors tablons pour que l’impression 3D se démocratise et soit vecteur de créativité !

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