Le journalisme spéculatif peut nous aider à nous préparer à l’avenir. Peut-il également favoriser la désinformation ?

Cette technique narrative peut aider le public à réfléchir à l’avenir de manière plus concrète. Mais les critiques se demandent si l’intégration de la science-fiction dans le journalisme est responsable. (je suis bien sûr totalement pour et c’est pour cela que j’ai écris les Contes de Skuld et Algorithme). Je suis désormais attentive aux différentes disciplines qui intègrent la fiction dans leurs pratiques.

Dans cette liste, il s’agissait de théorie-fiction, cette fois-ci, il s’agit d’histoires spéculatives de journalistes. L’article d’Eryn Carlson examine quand la spéculation peut être utile, et comment elle pourrait être un problème en cette période de fausses nouvelles et de désinformation. Elle donne divers exemples et citations des personnes qui ont produit les projets, y compris des informations utiles sur Amy Webb (futuriste) et Rose Eveleth.

En illustrant des mondes futurs, le journalisme spéculatif peut aider le public à réfléchir à ce qui pourrait être à venir en termes plus concrets. […]

Les critiques soulignent que, même si le journalisme spéculatif n’est pas confondu avec les faits, il pourrait par inadvertance alimenter la paranoïa et les théories de conspiration

Le terme n’est pas strictement défini, mais il est souvent utilisé pour décrire des travaux de journalisme sur des futurs imaginaires, des pièces où la science-fiction est mêlée à des faits et même à des reportages originaux pour élucider des réalités futures probables, ou du moins possibles. […]

Dans la série « Op-Eds from the Future » du New York Times, des écrivains – auteurs de science-fiction et scientifiques ainsi que journalistes, futuristes et philosophes – donnent leur avis sur l’avenir, que ce soit dans 10 ou 20 ans, voire dans un siècle. « Les défis qu’ils prédisent sont imaginaires – pour l’instant – mais leurs arguments éclairent les questions urgentes d’aujourd’hui et nous préparent pour demain », lit-on dans la note de la rédaction en haut de chaque article.

Il part du principe qu’un journaliste peut utiliser les outils de la science-fiction, du futurisme, de la prospective stratégique et de la prévision comme tout autre outil du journalisme – tout comme on peut utiliser le reportage assisté par ordinateur ou le reportage par base de données ». […]

« Ce que fait la science-fiction, c’est prendre la société telle que nous la connaissons aujourd’hui et appliquer – on pourrait les appeler des filtres – de nouvelles technologies, de nouvelles situations, et se demander ce qui, dans la société humaine, resterait le même et ce qui changerait dans ces nouvelles circonstances ».

Ecoutez “Bellwether”, un podcast de journalisme spéculatif.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.