Vivre avec juste assez

Je ne suis pas sûr de l’exactitude historique de cette interprétation, mais elle semble plausible. À tout le moins, la plupart des observations étaient vraies dans d’autres pays à différentes périodes, donc même en prenant une période idéalisée, il y a encore des leçons à tirer.

TL;DR, la société à ressources limitées, sensibilisée à l’environnement et surtout l’artisanat de la période Edo au Japon, nous donne des leçons intéressantes pour trouver notre chemin parmi les crises.

La description des artisans comme étant spécialisés dans ce qu’ils produisaient mais diversifiés « verticalement » dans leur compréhension de toutes les étapes et du contexte de ce produit rappelle la description des technologies holistiques d’Ursula Franklin dans sa série de conférences compilées dans le livre The Real World of Technology. Ou, pour une lecture plus rapide, dans le fantastique Why I Am Not a Maker de Deb Chachra (également ici avec Klint Finley et Sara M. Watson).

Trouvé dans l’excellent tour de Hillary Predko à The Prepared :

À l’heure actuelle, nous connaissons tous très bien la litanie des défis auxquels nous sommes confrontés en tant qu’espèce mondiale, les menaces de pénurie qui dressent l’État contre l’État et la communauté contre la communauté, les problèmes créés par l’homme et visibles dans la nature : croissance démographique, urbanisation croissante, déforestation, bassins fluviaux endommagés, surconsommation des ressources, pénurie d’énergie, déchets, pollution….[…]

La période Edo du Japon a beaucoup à nous apprendre. Nous pourrions en fait l’utiliser comme un modèle pour transformer un effondrement environnemental imminent en une durabilité, principalement en permettant à une mentalité riche et perspicace, ancrée dans des siècles d’expérience et de sagesse, de guider nos décisions. […]

« La beauté dépendait de la façon dont une chose aidait les gens à remplir une foule d’exigences non déclarées qui donnaient à la vie son sens et son but et aidaient à la maintenir indéfiniment dans le futur ».[…]

Mais la culture dans son ensemble était imprégnée d’un sens du temps dans lequel les résultats se mesuraient en siècles, et dans lequel il était presque impossible de planifier même des tâches simples sans une conscience plus large des chaînes de conséquences qui allaient émerger de ses actions, ou des origines, des destinations et des liens entre les personnes et les choses qui soutenaient la vie humaine comme un vaste réseau d’esprit interconnecté. […]

Bien qu’il existe un réseau commercial national très actif, chacun des dizaines de fiefs en lesquels le pays est divisé est encouragé à être aussi autosuffisant que possible. Chaque village d’un fief était encouragé à faire de même, tout comme chaque famille d’un village. […]

L’importance de la fertilisation croisée et de l’innovation qui apparaissent lorsque la plupart des gens dans la société sont des concepteurs et des praticiens de l’artisanat est souvent négligée. […]

Je voudrais suggérer que nous sommes au seuil d’un nouveau changement esthétique alimenté par une prise de conscience modifiée de notre dépendance à l’égard de l’environnement et de l’importance de le soigner et de le préserver, qui modifiera de façon permanente notre sens de la beauté.

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