Jason Hickel sur ce qu’est et n’est pas la décroissance (fil Twitter)

Juste pour être clair : la contraction économique qui se produit actuellement n’est pas une décroissance. Si jamais vous êtes confus, vous pouvez consulter cette liste de questions pratiques:

1. Cela fait-il partie d’une politique cohérente visant à réduire l’impact écologique et à améliorer le bien-être ? Si ce n’est pas le cas, alors ce n’est pas une décroissance.

2. Vise-t-elle une production écologiquement destructrice et socialement moins nécessaire (c’est-à-dire de SUV, d’armes, de viande bovine, de publicité, d’obsolescence planifiée) ?
Si ce n’est pas le cas (c’est-à-dire s’il ferme des secteurs socialement vitaux comme l’éducation, les gymnases, les cafés, les lieux de convivialité), alors il ne s’agit pas de décroissance.

3. Introduit-elle des politiques visant à prévenir le chômage de masse ? Par exemple, une semaine de travail plus courte, une garantie d’emploi et des programmes de recyclage ?
Si non (c’est-à-dire si des millions de personnes ont perdu leurs moyens de subsistance), alors ce n’est pas de la décroissance.

4. S’accompagne-t-elle de politiques visant à réduire les inégalités et à partager plus équitablement le revenu national ?
Si ce n’est pas le cas (c’est-à-dire si cela enrichit les riches et aggrave les inégalités), alors il ne s’agit pas de décroissance.

5. Y a-t-il des investissements dans les services publics universels, pour améliorer la santé et l’éducation et garantir que chacun puisse accéder aux biens dont il a besoin pour s’épanouir ?
Si ce n’est pas le cas (c’est-à-dire si des mesures d’austérité sont encore en place), alors il ne s’agit pas de décroissance.

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