Les plans de Sidewalk Labs pour la ville de Toronto sont morts. Et maintenant ?

Sous couvert (excuse) de l’incertitude économique induite par le Covid, Alphabet’s Sidewalk Labs a renoncé à son projet de ville intelligente à Toronto et fait ses valises.

Le 7 mai, la société Google Sidewalk Labs a annoncé qu’elle se retirait de son partenariat avec Waterfront Toronto et de ses projets de création d’un quartier urbain intelligent appelé Quayside.

Même en cas d’échec, Quayside peut nous donner des leçons sur la manière de gérer le nombre croissant de projets qui comportent des données ou des éléments de propriété intellectuelle. Nous avons la possibilité de concevoir des politiques d’infrastructure numérique qui contribueront à notre bien-être. Voici quelques-unes des leçons les plus importantes (élaborées avec notre collègue, le politologue Zachary Spicer) :

Les décideurs politiques doivent prendre au sérieux les données et la propriété intellectuelle. Les données sont utilisées pour tout déterminer, des flux de trafic à l’accès au bien-être. Elles ont une valeur économique en soi, tout comme la propriété intellectuelle.

Ne faites pas de politique avec un vendeur. Le péché originel de Waterfront Toronto dans son appel d’offres de mars 2017 était de partager l’élaboration des politiques sur des questions cruciales comme les données et la propriété intellectuelle avec une entreprise privée. Ce n’est pas seulement un problème de responsabilité publique, mais cela peut conduire à des conflits d’intérêts fondamentaux lorsqu’il s’agit de décider qui doit contrôler les données et ce qu’il faut en faire.

Hourra ! Merci à tous les militants et à @blocksidewalk d’avoir soulevé l’enfer et fait en sorte que cela se réalise.

Consultez l’article de The Conversation.

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