Les vagues de chaleur alimentées par le changement climatique pourraient tuer des millions de personnes

Les records de chaleur de cet été laissent présager un avenir bien plus sombre, alerte MITtechreview.

Des vagues de chaleur torrides battent des records de température dans le monde entier cette année, de l’Irak au Sud-Ouest américain. Et cela ne fera qu’empirer, à mesure que le changement climatique s’accélère.

D’ici la fin de ce siècle, les vagues de chaleur extrême pourraient tuer à peu près autant de personnes que toutes les maladies infectieuses réunies, y compris le VIH, le paludisme et la fièvre jaune, selon une nouvelle étude.

Les conclusions : Les vagues de chaleur tueront 73 personnes supplémentaires pour 100 000 habitants d’ici 2100, selon un scénario dans lequel les nations continuent de pomper des niveaux élevés d’émissions de gaz à effet de serre (connu sous le nom de RCP8.5), selon les recherches du Climate Impact Lab, un groupe d’économistes et de chercheurs spécialisés dans le climat de plusieurs universités américaines.

Dans certaines des régions les plus chaudes et les plus pauvres du monde, comme le Bangladesh, le Pakistan et le Soudan, le taux de mortalité pourrait atteindre ou dépasser 200 décès pour 100 000 habitants.

Mais … Un nombre croissant de chercheurs en climatologie soutiennent qu’un tel scénario catastrophique, bien que souvent utilisé, est trop pessimiste compte tenu de l’aplatissement des émissions mondiales. Dans un scénario plus optimiste, dans lequel la pollution par les gaz à effet de serre culmine vers 2040 et commence à diminuer par la suite, le nombre de décès supplémentaires diminuerait pour atteindre 11 pour 100 000. En fonction de la population à ce moment-là, cela pourrait encore représenter environ un million de décès supplémentaires.

S’adapter : La projection de 73 décès prend en compte les investissements dans l’adaptation au climat que les nations riches sont susceptibles de faire dans des choses comme la climatisation et les centres de refroidissement urbains, sur la base de modèles historiques. Si un pays peut se le permettre, les adaptations en valent bien le coût, en réduisant le taux de mortalité de 29 % et en diminuant le coup porté au PIB national. Mais de nombreux pays pauvres et chauds, qui souffrent déjà de manière disproportionnée de l’aggravation des vagues de chaleur, n’auront pas ce luxe.

Les méthodes : Les chercheurs ont tiré leurs conclusions en analysant les liens historiques entre les relevés de température et les données de mortalité dans des dizaines de nations, et en projetant les décès futurs à l’aide de projections climatiques très régionales.

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