La question du climat, par Parametric Press

Deuxième numéro du fantastique Parametric Press. J’adore cette publication, son fonctionnement, ses valeurs et les deux numéros jusqu’à présent. Les superbes visuels et les grandes idées sur la façon d’exposer les histoires de chaque numéro, ainsi que le code sont disponibles, et la plate-forme est open source. Après cette première citation à leur sujet, des notes rapides et des citations des trois premiers prix dans ce dernier numéro.

The Parametric Press est une expérience, un magazine néo-numérique dédié à la mise en valeur de la puissance d’exposition possible lorsque les capacités audio, visuelles et interactives des médias dynamiques sont efficacement combinées.

Votre historique personnel en matière de carbone

Centré sur votre histoire personnelle mais sans mettre l’accent sur l’action individuelle, pour placer chacun de nous dans un contexte historique afin de comprendre les changements climatiques sur des périodes beaucoup plus longues, très bien fait et chaque visuel vaut la peine d’être exploré.

Aujourd’hui, nous sommes perchés de façon précaire au sommet d’un pic de dioxyde de carbone sans précédent dans l’histoire. Lorsque les générations futures se pencheront sur leur histoire géologique, elles verront ce pic comme le moment qui a mis fin au climat stable et modéré dans lequel est née la civilisation humaine, donnant naissance au climat instable et extrême vers lequel nous nous dirigeons aujourd’hui.

Les entreprises derrière le changement climatique

Les entreprises. Je suis toujours un peu lasse quand les gens disent que les entreprises sont les plus grands pollueurs, car elles le font en fabriquant des produits pour nous, mais cet article contextualise très bien cela et explique que leurs processus eux-mêmes pourraient être meilleurs et que leur influence politique contribue au statu quo : 7 demandes simples pour tenir les entreprises de combustibles fossiles responsables.

Bien que nous discutions fréquemment de la manière dont les consommateurs individuels et les gouvernements nationaux peuvent lutter contre le changement climatique, nous transférons rarement le fardeau de la responsabilité aux entreprises de combustibles fossiles. Mais les données suggèrent qu’un petit nombre d’entreprises sont associées à une part stupéfiante des émissions : seules 20 entreprises sont à l’origine de 30 % de toutes les émissions humaines CO₂. […]

Les gens peuvent et doivent prendre des mesures pour réduire leurs émissions personnelles, en particulier les 10 % les plus riches qui représentent de manière disproportionnée la moitié de toutes les émissions individuelles. L’action personnelle est d’une immédiateté séduisante, sans autre gardien que nous-mêmes à convaincre. […]

Mais la rhétorique de l’action individuelle, qui suggère de devenir végétarien, de faire du vélo au lieu de conduire, et de faire des choix de consommation plus durables comme renoncer aux pailles en plastique, suggère une solution individuelle à un problème structurel. Même l’action individuelle collective est limitée par les cadres de production existants et les politiques définies au niveau de l’État ou des entreprises. Une personne peut choisir de ne pas posséder de voiture, mais elle ne peut pas, à elle seule, remodeler la vie urbaine autour du transport à vélo. L’idée que les consommateurs individuels peuvent inverser le changement climatique est une idée trop simpliste qui ignore le pouvoir des gouvernements et des entreprises opérant sous le capitalisme.

 Si cette perspective est un élément essentiel de la lutte contre le changement climatique, elle a aussi ses limites. S’appuyer sur l’action gouvernementale peut être une stratégie frustrante et oblique lorsque l’impasse législative, les mouvements politiques pro-industriels et le lobbying en faveur des combustibles fossiles menacent de faire stagner, voire régresser, les politiques nationales en matière de climat.

Les petites algues et le théâtre politique de la plantation d’un trillion d’arbres

La plantation d’arbres et la reconstitution des forêts sont de bonnes occasions de séquestrer beaucoup de carbone et de nous éloigner de l’industrialisation d’une grande partie de la planète, mais les arbres ne sont pas le moyen le plus efficace ou, plus important encore, le plus rapide de s’emparer naturellement de ce CO₂, les algues pourraient faire un bien meilleur travail. L’article explore un certain nombre d’options dans cette direction, mais ce qui est peut-être le plus frappant, ce sont les images de la perte de couverture forestière basées sur les recherches de The Global Forest Watch.

Les arbres, et les plantes en général, sont très bons pour supprimer CO₂ dans le cadre de notre lutte contre le changement climatique irréversible. De nombreuses personnes considèrent qu’il s’agit d’une méthode viable de séquestration du carbone. Mais il y a un problème quand on plante un trillion d’arbres : il faut d’abord la quantité de terre nécessaire pour le faire. Nous devons également les maintenir en vie suffisamment longtemps pour nous aider. […]

Cela ne nous aidera pas beaucoup dans les ~10 ans estimés par le GIEC qu’il nous reste pour empêcher des changements irréversibles du climat. En fait, une équipe de scientifiques de la NASA estime que le reboisement de 1,7 milliard d’hectares de nouveaux arbres pourrait prendre entre un et deux mille ans. […]

Des entreprises commerciales telles que Pond Technologies créent de nouveaux produits à base d’algues comme des aliments pour animaux, des ingrédients pour cosmétiques et même des snacks à base d’algues. Il existe même un bâtiment en Allemagne qui utilise une peau d’algues qui l’entoure pour alimenter l’électricité de l’installation.

https://parametric.press/issue-02/

 

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