Le Canada va obliger Netflix et Amazon à payer une taxe sur la production

Le Canada tente d’uniformiser les règles du jeu dans le domaine du divertissement grâce à un nouvel amendement qui obligerait les diffuseurs étrangers à investir les revenus perçus au Canada dans des contenus locaux. Si elle est adoptée, cette loi pourrait créer un précédent quant à la manière dont d’autres pays tirent parti de l’empreinte mondiale croissante des diffuseurs de contenu en continu.

 

Jouez bien

Le Canada veut une part du gâteau américain des bénéfices de la diffusion en continu.

  • Le projet de loi C-10 demande aux diffuseurs mondiaux de « subventionner le développement, la production et la distribution de contenus culturels et de divertissement locaux ».
  • Les diffuseurs locaux et les câblodistributeurs investissent entre 25 et 45 % de leurs revenus canadiens dans le contenu local, et veulent que les diffuseurs soient soumis aux mêmes normes.

Légendes locales

Le ministre du Patrimoine Steven Guilbeault a admis que certains streamers, comme Netflix, investissent déjà massivement dans le pays en embauchant des équipages canadiens – une nécessité pour bénéficier des généreux crédits d’impôt à la production du Canada – mais que l’établissement d’une norme unifiée est le seul moyen pour eux de faire une concurrence équitable dans le pays.

 

Si le projet de loi C-10 est adopté, il pourrait entraîner un investissement net d’environ 800 millions de dollars pour les créateurs de contenu canadiens d’ici 2023. Les responsables ne sont pas encore sûrs de la manière dont cet investissement devrait être réparti.

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