La peste noire, COVID et pourquoi nous continuons à raconter le mythe d’un âge d’or de la Renaissance et d’un mauvais Moyen Âge

Le lien ci-dessus renvoie à un essai d’Ada Palmer, et les notes proviennent de l’écoute de cette interview avec elle, foulant en grande partie le même territoire.

Les réponses de Palmer sont fantastiques et donnent un superbe aperçu de tout ce qui figure dans le titre ci-dessus. (Je ne savais pas que la peste noire ne s’était pas éteinte, elle a duré environ 300 ans et les Européens ont développé une immunité. Cette immunité semble également avoir des répercussions sur d’autres carences aujourd’hui). L’exemple du Groenland « il n’y a pas de gagnants et de perdants définitifs, les choses changent » est excellent et peut-être la leçon la plus rapide pour aujourd’hui. La Renaissance est une cible mouvante en termes de débuts et de fins, et était au départ largement aspirationnelle et pas tellement meilleure que ce qui l’a précédée. Un grand art mais aussi une grande souffrance.

J’ai commencé à écrire ce billet il y a quelques semaines, mais j’ai rapidement découvert qu’une réponse approfondie serait un livre (le livre est maintenant presque terminé en fait). Ce que je partage maintenant n’est qu’un aperçu, les parties que je pense que vous trouverez les plus utiles maintenant. Il m’arrive donc parfois de faire une affirmation sans exemple ou de passer rapidement sur des points importants, en faisant simplement un lien avec un livre au lieu d’expliquer, car mon explication approche les 100 000 mots. Ce livre paraîtra bientôt, mais en attendant, faites-moi confiance car je ne vous donne que les parties urgentes, et je vous promets que d’autres suivront. […]

Je n’aime pas que la Renaissance soit parfaite. Je l’aime parce qu’elle était terrible et pourtant elle a accompli tant de choses. Je l’aime parce que, lorsque je lis une lettre dans laquelle une femme parle d’une ville voisine qui brûle, et des armées qui approchent, et d’un ami qui vient de mourir de la peste, et la lettre parle aussi d’idées pour remédier à ces maux, et des conseils de Xénophon pour les temps de guerre, et comment Platon et Sénèque diffèrent dans leurs conseils sur la patience, et de la merveilleuse nouvelle fresque qui a été achevée à l’hôtel de ville. Trouver ces voix de personnes qui ont fait face à tout ce qui est pourtant passé par là, débordant d’idées et faisant de l’art, cela me fait aimer d’autant plus l’espèce humaine. Et cela me donne de l’espoir.

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