ūüĆĎ La lune de Jupiter brille dans le noir

¬ę¬†Le champ magn√©tique de Jupiter est le plus grand de toutes les autres plan√®tes du syst√®me solaire, et le rayonnement √† l’int√©rieur de ses limites est plusieurs millions de fois plus intense que le rayonnement pr√®s de la Terre. Les particules √† haute √©nergie bombardent constamment Europe, un monde l√©g√®rement plus petit que notre lune, avec une atmosph√®re vaporeuse. Et lorsque ces particules frappent la surface glac√©e de la lune, une bizarrerie de la chimie pourrait la faire briller dans le noir¬†¬Ľ.

L’√©clat myst√©rieux d’Europe

Des choses √©tranges pourraient se produire lorsque le rayonnement rencontre la surface glac√©e de l’une des lunes de Jupiter. √Ä premi√®re vue, cela n’est peut-√™tre pas surprenant. Notre propre lune brille dans l’obscurit√©, refl√©tant la lumi√®re du soleil. Jupiter est loin d’ici, mais notre √©toile illumine toujours la plan√®te et ses nombreuses lunes, dont la lune Europe.

Mais Europa est diff√©rente des autres. Selon de nouvelles recherches, Europa pourrait briller m√™me sur son c√īt√© nocturne, produisant une lueur √©th√©r√©e sans l’aide du soleil.

Cette lueur est due √† la nature particuli√®re de la maison cosmique d’Europe. Le champ magn√©tique de Jupiter est le plus grand de toutes les autres plan√®tes du syst√®me solaire, et le rayonnement √† l’int√©rieur de ses limites est plusieurs millions de fois plus intense que le rayonnement pr√®s de la Terre. Les particules √† haute √©nergie bombardent constamment Europe, un monde l√©g√®rement plus petit que notre lune, avec une atmosph√®re vaporeuse. Et lorsque ces particules frappent la surface glac√©e de la lune, une bizarrerie chimique pourrait la faire briller dans le noir.

Pourrait, car les scientifiques n’ont pas observ√© ce myst√©rieux spectacle de lumi√®re sur Europe elle-m√™me, mais seulement ici sur Terre, dans une chambre de laboratoire qui simule l’environnement autour de la lune lointaine. Murthy Gudipati, un scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, et son √©quipe ont cr√©√© des versions miniatures de la surface glac√©e d’Europe, en se basant sur les connaissances actuelles de l’astronomie sur sa composition, puis les ont bombard√©es de faisceaux d’√©lectrons. Au contact du rayonnement, la surface simul√©e a brill√©.

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Europa est l’une des lunes les plus intrigantes du syst√®me solaire. La surface est si froide que la glace est aussi dure que le b√©ton. Les observations faites par les engins spatiaux et les t√©lescopes terrestres montrent que le terrain est parsem√© de compos√©s chimiques tels que le chlorure de sodium et le sulfate de magn√©sium. Sur Terre, nous les connaissons sous le nom de sel de table et de sel d’Epsom. Cynthia Phillips, g√©ologue plan√©taire au JPL, qui travaille sur la mission Clipper et n’a pas particip√© √† ces recherches, les d√©crit en ces termes extr√™mement pertinents : ¬ę¬†C’est de l’eau gel√©e, un peu sal√©e, √ßa pourrait √™tre bon dans une margarita.¬†¬Ľ

Les sels r√©pandus √† la surface d’Europe sont un ingr√©dient n√©cessaire √† cette √©trange lueur. Les radiations de Jupiter ont un effet analogue sur ces compos√©s, comme une grande tasse de caf√© pourrait le faire sur une personne. ¬ę¬†Si vous √™tes hyper-caf√©in√©, vous devenez tr√®s excit√©¬†¬Ľ, m’a dit Gudipati. ¬ę¬†La m√™me chose se produit avec les mol√©cules et les atomes.¬†¬Ľ Mais les mol√©cules et les atomes ne peuvent pas rester longtemps dans cet √©tat d’excitation, et ils reviennent √† la normale en d√©gageant de l’√©nergie sous forme de lumi√®re photo-visible. Lorsque Gudipati et ses coll√®gues ont simul√© une Europe baignant dans des radiations, ils ont produit une lueur qui allait du vert au bleu√Ętre en passant par le blanc n√©on, selon les sels qu’ils avaient m√©lang√©s √† la glace.

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La d√©tection d’une lueur √©th√©r√©e sur Europa pourrait aider √† identifier les sels qui la produisent, ce qui pourrait √† son tour renseigner les scientifiques sur le monde aquatique qui se trouve en dessous. La th√©orie la plus r√©pandue est que, sur plusieurs millions d’ann√©es, les mat√©riaux des profondeurs d’Europe sont remont√©s √† la surface, et vice versa. ¬ę¬†La pr√©sence de sels sur et dans la glace de surface d’Europe pourrait √™tre une indication directe de la remont√©e de l’eau des oc√©ans depuis les profondeurs, amenant ces sels et peut-√™tre d’autres mat√©riaux √† la surface¬†¬Ľ, explique Kevin Hand, un plan√©tologue du JPL qui n’a pas particip√© aux nouvelles recherches.

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