Devenir indépendant, c’est devenir amateur

Tout n’est pas juste dans cet essai de Venkatesh Rao, ne serait-ce que parce qu’il essaie de se réapproprier le terme « amateur« , ce qui semble être une montée inutile. Il y a cependant d’excellents points, et le fait d’utiliser l’amateurisme débridé de Sherlock Holmes en opposition aux œillères professionnelles de Lestrade et Watson est un excellent cadre pour montrer comment les amateurs peuvent apporter des perspectives utiles.

Note : Par généralisme, voici l’introduction vidéo de John V Willshire à la cartographie Zenko, qui est une manière fantastique de réinterpréter la conférence Zoom (c’est-à-dire pas du tout) mais aussi de conclure sur l’adaptabilité, certainement une caractéristique de l’indé amateur.

Et c’est quelque chose dont tous les personnages sont conscients. Ce n’est donc pas comme si Lestrade ou Watson ne savaient rien de leurs œillères professionnelles. Ils en sont conscients, et savent que Holmes représente un moyen de contourner leurs propres limites. […]

Il s’agit peut-être d’une vanité autosatisfactionnelle, mais Sherlock Holmes, je dirais, est le modèle auquel tout consultant indépendant devrait aspirer. Non pas dans le sens d’affecter la posture d’un génie, mais dans le sens d’ignorer les contours d’un savoir considéré comme évidemment significatif et important par les professionnels, et de naviguer à l’aide de ses propres cartes amateurs – mais fondées – du territoire.

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