La vidéo dénonciatrice d’Alexeï Navalny au sujet de Poutine

Vous avez forcément entendu parler d’Alexeï Navalny, le sort du principal opposant russe, empoisonné cinq mois plus tôt, qui dénonce toute la mécanique « post-vérité » du gouvernement russe.

L’enquête Un palais pour Poutine (qui dure près de 2h), qui totalise à ce jour plus de 84 millions de vue sur YouTube, est la partie émergée de cet iceberg que représente le travail d’Alexei Navalny et de son équipe de juristes, depuis dix ans, sur la corruption en Russie. Ecoutez l’entretien avec l’historienne Galia Ackerman sur France Culture:

« Ce qu’on apprend surtout dans le documentaire Un palais pour Poutine, c’est tout le montage financier d’une part, le propriétaire est une sorte de prête-nom, et tout complètement contrôlé par des sociétés écrans, des fondations, des particuliers, etc. Mais ce qu’on apprend en plus, c’est surtout le formidable travail de reconstitution. Grâce à un drone et surtout, grâce à quelques photos que des ouvriers « indélicats » ont postées sur des réseaux sociaux où ils se vautraient sur des meubles… Grâce aux contacts qu’il a pu avoir avec les producteurs de ces meubles, grâce aux plans du palais qu’il a pu retrouver, il a pu faire une reconstruction en 3D qui nous permet la visite de ce palais. Et c’est tellement époustouflant qu’aucune des révélations d’il y a dix ans ne peut être comparée à ça. »   Galia Ackerman

« Il y a quelques années, Alexei Navalny a fait une enquête sur un immeuble en plein centre de Moscou. C’était un beau bâtiment historique du XIXe siècle qui était presque à l’abandon, la mairie a donc voté pour le détruire – au lieu de le reconstruire et de le rénover. A la place, a été construit un immeuble de 7 ou 8 étages, sous prétexte que ce serait du logement social. Et donc, Navalny a décortiqué qui habitait dans cet immeuble : pas une seule famille nécessiteuse ou avec des jeunes enfants. Les appartements font tous entre 140 et 180 m2. Et comme par hasard, ce sont surtout des collaborateurs de la mairie et quelques fonctionnaires haut placés au sein du gouvernement qui ont été relogés. »     Galia Ackerman

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