Vous pourriez être plus gros qu’un éléphant de taille moyenne

Si vous pensiez que les éléphants étaient plus « poppets » (mot inventé mais qui sonne bien pour dire enveloppé) que vous, il est temps de réfléchir à nouveau.

Toute situation de confinement et de baisse d’activité physique n’entre pas en ligne de compte, dans cette explication de InterestingEngineering.

Une équipe de scientifiques internationaux a souligné dans une étude récente que les éléphants classiques ont moins de graisse corporelle que l’homme moyen.

Avant que vous ne vous précipitiez sur votre pèse-personne, ne vous inquiétez pas, l’étude porte davantage sur les éléphants captifs qui transportent moins de graisse que prévu que sur votre propre poids.

L’étude a été publiée mardi dans le Journal of Experimental Biology.

Les éléphants captifs seraient en surpoids et auraient un taux de natalité inférieur à celui de leurs congénères sauvages – même en cas de crise de fertilité, ont expliqué les chercheurs, dirigés par Daniella Chusyd de l’université de l’Indiana, dans un communiqué de presse.

Pourtant, jusqu’à cette étude, aucune mesure du poids des éléphants captifs n’avait été effectuée avec précision. L’équipe a donc décidé d’étudier les éléphants d’Asie (Elephas maximus) dans un zoo afin de mieux comprendre pourquoi leur taux de natalité était inférieur à celui de leurs congénères sauvages, et si cela était lié à une éventuelle obésité.

Ils ont rapidement remarqué qu’ils étaient tout aussi actifs que leurs cousins autochtones, et une fois qu’ils ont mesuré leurs statistiques, ils ont réalisé qu’ils n’étaient pas aussi gros qu’on le supposait auparavant.

L’équipe a utilisé un système permettant de mesurer la quantité d’eau présente dans le corps des éléphants. De cette façon, les chercheurs ont pu déterminer le niveau de graisse des éléphants en soustrayant le poids de l’eau de leur masse corporelle.

La façon dont ils ont mesuré la masse d’eau d’un éléphant est le fruit d’une astuce. Ils ont trempé du pain dans de l’eau et l’ont donné à manger, et il s’est avéré que les éléphants ont adoré cette friandise.

Les conclusions de l’équipe

Les résultats sont clairs, l’obésité n’est pas un facteur de baisse du taux de natalité chez les éléphants d’Asie détenus en captivité. A partir de ses données, l’équipe a observé que les éléphants mâles portent moins de graisse, 8,5%, que les femelles, environ 10%. En regardant ces chiffres chez les humains, on constate que l’homme moyen a entre 6 et 31% de graisse corporelle.

Il s’avère donc que vous êtes très probablement plus gras qu’un éléphant.

Et pour ce qui est de la condition physique générale des éléphants captifs par rapport à celle des éléphants sauvages, l’équipe a installé un système de suivi de la condition physique sur les éléphants. L’équipe a découvert que, que les éléphants soient dans un zoo ou dans la nature, ils semblaient parcourir en moyenne la même distance par jour, entre 0,016 km et 2,7 km, ce qui signifie qu’ils étaient tout aussi en forme.

Et en ce qui concerne la question de l’infertilité, l’équipe a conclu que la fécondité perturbée des éléphants était similaire à celle des humains – moins une personne a de graisse, plus ses cycles de fécondité sont perturbés.

Dans l’ensemble, l’étude a souligné que l’obésité et la mauvaise condition physique n’étaient pas des problèmes pour les éléphants en captivité.

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