Les géants de la technologie nous montrent le code… un peu

Les principales plates-formes sociales donnent enfin au public un aperçu de leurs algorithmes, mais les experts affirment que ce petit cliché ne présente guère l’ensemble du tableau. Ce que la vitrine révèle, cependant, c’est que les géants de la technologie savent qu’une réglementation plus stricte s’en vient, et qu’ils essaient peut-être de couvrir autant de critiques que possible avant que le Congrès ne réécrive leurs plans d’affaires à leur intention.

Les vecteurs sociaux

La transparence is the New Black ?

  • Google, Facebook et TikTok ont commencé à montrer comment fonctionnent leurs algorithmes autrefois super-secrets, soit pour faire du battage publicitaire sur les rapports trimestriels sur les bénéfices, soit pour se protéger d’une interdiction.
  • Mais les analystes avertissent que le public n’a pas une vue d’ensemble, ce qui signifie que les entreprises peuvent cacher des aspects de leurs algorithmes qui pourraient être préjudiciables au bien public.

Les experts s’inquiètent du fait que les algorithmes des plateformes sociales choisissent le profit plutôt que le bénéfice sociétal, ce qui ressemble à une idée qui aurait été révolutionnaire il y a seulement cinq ou six ans.

Mais l’approfondissement des recherches sur la manière dont les algorithmes peuvent spécifiquement biaiser « certaines données démographiques, philosophies ou points de vue » par rapport à d’autres révèle d’autres effets réels et dévastateurs de ces algorithmes.

Sale 230

La lutte pour l’article 230 de la loi sur la décence en matière de communication devrait entrer pleinement dans le vif du sujet cette année.

Un projet de loi bipartisan appelé « Platform Accountability and Consumer Transparency Act » (loi sur la responsabilité des plateformes et la transparence des consommateurs) veut que les plateformes sociales expliquent aux utilisateurs les décisions de modération des contenus.

  • Facebook et Twitter ont déjà entamé le processus.
  • La semaine dernière, les démocrates du Congrès ont réaffirmé l’évidence en affirmant que les plateformes sociales radicalisent les gens.

Mais il n’y a pas que l’Amérique qui cherche à savoir ce qu’il faut faire avec les géants des médias sociaux en fuite. L’Australie et le Royaume-Uni ont également introduit des mesures visant à briser l’emprise monopolistique des grandes technologies sur les utilisateurs et les petits concurrents (un projet de loi australien a tellement effrayé Google qu’il menace de se retirer du pays).

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