Catalan, castillan: comment s’en sortir à Barcelone

Barcelone, destination convoitée pour la réputation festive et du « bon vivre » qui y règne…. Sauf que si vous avez fait espagnol première ou deuxième langue, vous risquez d’avoir appris le castillan, qui n’est pas le catalan.

Le catalan peut être comparé au breton ou au provençal en France : c’est une langue régionale qui comporte ses mots bien précis.

Cette langue remonte au IXème siècle, langue romaine issue du latin vulgaire. Le catalan appartient à la branche romane occidentale des langues indo-européennes.

Selon diverses sources, le catalan est constitué de divers dialectes (il y en aurait 21) toutefois très proches et intercompréhensibles.
Sont traditionnellement distingués deux grands blocs dialectaux :

  • le catalan oriental qui comprend le catalan central, parlé à Barcelone et à Gérone, le catalan insulaire, parlé dans les îles Baléares (mallorquin, menorquin, eivissenc) et le roussillonnais, parlé dans les Pyrénées-Orientales (en France donc) ; et
  • le catalan occidental, regroupant le catalan nord-occidental, parlé dans les régions occidentales de Catalogne ainsi qu’en Andorre, et le valencien.

Depuis 1993, il est la seule langue officielle de la principauté d’Andorre.

Pas de panique toutefois s’il s’agit de passer quelques jours à Barcelone, tout le monde comprendra votre castillan !

Il est toujours bon toutefois de maîtriser quelques expressions qui seront appréciées d’être entendues d’un touriste pour un catalan.

Quelques spécificités à savoir :

  • La grammaire est différente
  • Le vocabulaire différent (fenêtre se dit finestra en catalan et ventana en castillan), on retrouve aussi l’usage du double « s » ou du « ç » en catalan.
  • L’intonation spécifique, en castillan les accents sont tous dans le même sens tandis qu’en catalan, on trouve des accents toniques graves (comme sur le À) et aigus (à l’instar du É). Le castillan compte 5 voyelles tandis que le catalan en compte 8 !
  • L’importance des diphtongues et nombreux mots monosyllabiques
  • La chute des voyelles atones finales à l’exception de A
  • La voyelle masculine (« o ») pour le castillan est absente en catalan (caballo / caball)
  • Chute du -N intervocalique devenu final à la suite de l’apocope de la voyelle finale (PANE-, VINU- → pa, vi)
  • Contraction de combinaisons « préposition + article » (comme en portugais, français, italien et en occitan) : a + el/els → al/als ; de + el/els → del/dels ; per + el/els → pel/pels

Quelques bonnes nouvelles concernant la proximité français/catalan :

Le catalan est beaucoup plus proche de la construction syntaxique française et on repère de très nombreux mots transparents ou quasi transparents, qui facilite la compréhension à la lecture. Par exemple, bona nit signifie « bonne nuit », a raveure signifie « au revoir ».

Une autre bonne nouvelle côté logique castillan/catalan :

ser/estar en espagnol, et ésser/estar en catalan.

Autrement dit, il peut tout de même être intéressant de s’intéresser à la langue catalane et d’essayer de l’apprendre.

Pour y être allée début juin, le castillan est bien compris et le catalan est assez proche du français lorsqu’il s’agit de lire les panneaux ou les menus.

 

Photo Duncan Kidd – Unsplash

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