Alors comme ça, quand on est une femme, en Suisse, un rabais nous est accordé ?

Ce n’est pas une blague, le conseil municipal de Genève propose un rabais de 20% pour certaines activités, mais uniquement aux femmes : pour compenser les inégalités salariales.

Le Conseil municipal a adopté mercredi soir une motion allant dans ce sens, a relaté la «Tribune de Genève», rapporte 20minutes. Ce phénomène est attesté par l’Office fédéral de la statistique.

Le premier commentaire de l’article vise à tempérer l’information et posé une dimension arbitraite quant aux raisons, plutôt non expliquées, de la différence de salaire :

Dans la Tribune de Genève, l’éditorial de Laurence Bézaguet est mesuré avec ce titre :

« Oui à l’égalité maintenant, non à l’aumône

Les Genevoises pourraient bénéficier d’une réduction tarifaire dans les lieux culturels et sportifs pour compenser l’inégalité salariale. N’ajoutons pas une discrimination à la discrimination!

(…)

C’est une triste réalité: les femmes gagnent effectivement en moyenne 20% de moins que les hommes en Suisse, et 5% de moins à Genève. Inadmissible! Mais doit-on répondre à une discrimination par une autre discrimination, en évinçant de la motion les hommes, mais aussi les habitantes et les habitants des autres communes du canton? 

(…) Les femmes ne doivent pas accepter l’aumône que leur accorde ce type de mesurette compensatoire symbolique. Insignifiante et sans effet pour obtenir l’essentiel: l’égalité à laquelle elles ont droit. Maintenant. »

 

« On ne doit jamais répondre à une discrimination par une discrimination ».

Pour ma part, je suis toujours témoin, victime et désolée par cette injustice notoire mais par toutes les inégalités. Car la réalité est bien que nous subissons tous des injustices et des discriminations, par son nom, sa couleur, son sexe, son job…

L’évolution des mentalités doit impérativement changer, non pas pour enrayer la précise discrimination des salaires des femmes, mais pour que nous apprenions à vivre ensemble, à respecter chacun, rémunérer chacun honnêtement.

Le mal du modèle de la vie en société c’est qu’il n’est pas le modèle de la vie en communauté. Nous fonctionnons aussi en capitalisant égoïstement sur le fait d’avoir plus que son voisin, celui qui est le plus proche de nous, ou le plus éloigné, puisqu’on peut le suivre online. Tant que nous serons dans la lutte, il y aura un gagnant sur un perdant. Je pense qu’en 2022, si nous continuons ainsi nous serons tous perdants.

Et dans l’inégalité de nos corps et de nos origines, la saine communauté doit laisser place et valeur à toutes les différences, et non récompenser injustement ceux ou celles qui motivent les autres sur de vains critères.

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